[đź”´ CommuniquĂ© de presse – Retraite : la CPME prĂŞte Ă  assumer ses responsabilitĂ©s]

La CPME est prête à reprendre la gouvernance du régime de retraite des salariés du privé, comme le propose Éric Lombard, ministre de l’Économie. Sous réserve cependant d’y adjoindre une règle d’or, plaçant de fait les partenaires sociaux devant leurs responsabilités. C’est une démarche que nous portons depuis le début du conclave, convaincus que seuls les partenaires sociaux peuvent assurer un pilotage efficace et pérenne du système, indépendant des cycles politiques. 

L’expérience l’a prouvé : lorsque les partenaires sociaux pilotent réellement un régime, ils savent en assurer l’équilibre financier. L’AGIRC-ARRCO en est la preuve : excédentaire, stable, géré avec sérieux. À l’inverse, les régimes pilotés par l’État accumulent les déficits et subissent des réformes successives sans vision à long terme.

Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, le principe de rĂ©alitĂ© s’impose. Avec un âge lĂ©gal fixĂ© Ă  64 ans, le dĂ©ficit prĂ©vu dĂ©passe 6 milliards d’euros dès 2025, et 350 milliards d’euros dans 20 ans. La question ne se rĂ©sume donc pas Ă  ĂŞtre pour ou contre la rĂ©forme de 2023. L’objectif de tous devrait ĂŞtre de se donner enfin les moyens de faire perdurer notre système de retraite dans le temps, sans ĂŞtre obligĂ©s de se remettre autour de la table Ă  intervalles de plus en plus courts, en mettant de nouvelles rustines sur un dispositif qui exige des rĂ©formes en profondeur.

La CPME est prĂŞte Ă  agir. De la capitalisation financĂ©e par le travail Ă  l’âge de dĂ©part indexĂ© sur l’espĂ©rance de vie, elle propose des solutions. 

Nous ne voulons plus d’un système qui subit les crises, mais d’un rĂ©gime de retraite prĂ©parĂ© pour l’avenir, solide et adaptĂ© aux mutations du travail et de la sociĂ©tĂ©. Nous le devons aux gĂ©nĂ©rations qui nous suivent. 

Stopper les discussions serait donc une erreur.